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Le 29 juin 2004 à 16h59
Publication d'origine : 1996
Ecrit par Nao/Gilles

Maison Ikkoku

Introduction à l'amour


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En chair et en os !


C'est tout ? Ah ça non. S'il y a une oeuvre que les fans de Maison Ikkoku se doivent de connaître, c'est bien le... film live ! Eh oui, il existe bel et bien. Réalisé en 1986 par Shin'ichirô Sawai et produit par la Tôei et Kitty Film, il est étonnant qu'on n'en ait encore jamais entendu parler en France. Pour une fois, les acteurs ne sont pas trop mauvais. Ils reprennent en fait la même gestuelle que dans le manga : Ichinosé la fêtarde sort ses éventails à tout bout de champ, Akemi se balade l'air endormi et à moitié nue, et Yotsuya est encore plus sombre et taré que dans l'original. Ici, confondu avec quelqu'un qui est recherché par la police, il se voit poursuivre tout au long du film par des inspecteurs qui ont bien du mal à passer inaperçus... Et c'est à eux qu'il fera subir dans un passage désopilant ses mimiques totalement grotesques et apparemment si sérieuses qu'il a l'habitude
Bonheur rêvé
de nous offrir... N'oublions pas le petit Kentarô, qui apparaît furtivement en compagnie du chien de Kyôko, Sôichirô, qui ressemble lui aussi beaucoup à l'original. On ne pouvait guère faire mieux.

Sauf peut-être pour nos deux héros. Ken Ishiguro, qui joue le rôle de Godai, se débrouille il est vrai très bien. Mais Kyôko pourra décevoir au premier abord: elle est loin du physique de l'original, et certaines scènes ont bien du mal à cacher l'épaisseur de ses sourcils. Par contre, elle se rattrape sur le plan du sourire et de la voix, où elle est parfaite... L'idylle amoureuse de nos deux tourtereaux, bien qu'elle ne se conclue pas à la fin du film (le manga n'était pas encore terminé !), met en tout cas bien moins longtemps à se développer que dans l'original.

On retrouve la scène où Godai, complètement saoûl, fait une déclaration à Kyôko et manque de la violer, mais loin d'être oubliée par la suite, elle se fait encore plus présente à la fin. Kyôko, qui rend visite à Godai dans son petit appartement (il est parti provisoirement de la Pension), reste pour dormir chez lui (vous pouvez m'expliquer pourquoi elle avait mis sa chemise de nuit sous ses vêtements ?). Figurez-vous que, non contente de dormir aux côtés de Godai, elle lui demande de lui répéter ces mots d'amour qu'il a prononcés quelques jours plus tôt... Yûsaku se précipite alors pour la serrer dans ses bras, mais le souvenir de Sôichirô empêchera notre héroïne de concrétiser... Grr. Oui, je sais, c'est un peu rageant, mais c'est déjà formidable : Godai a un espoir... Et vivre sans espoir est le pire des châtiments... Il lui suffira désormais d'être patient. Un jour, il sait qu'il pourra enfin demander sa main à Kyôko et la protéger pour l'éternité...

La scène la plus mémorable du film est à prendre au second degré, et démontre clairement l'ambiance un peu folle qui règne sur la Pension. Inspirés par l'atmosphère du moment, les trois lurons organisent une " comédie musicale " (Maison Ikkoku Musical, alias MIM, avec bien sûr l'intro de la MGM... n'oubliez pas d'y remplacer le lion par Sôichirô !), composée de deux chansons (une triste, et une gaie légèrement mélancolique dont la chorégraphie vous fera mourir de rire), et à laquelle participeront entre autres Yûsaku et Kyôko, affublés comme les autres de déguisements. Mais non contents de nous faire plaisir en nous montrant une Kyôko
Pur amour...
beaucoup moins prude que dans le manga (ah, elle est sublime en uniforme de lycéenne !), les auteurs ont également pensé à soigner les chansons... D'ailleurs, les musiques du film sont signées d'un certain Joe Hisaishi, qui venait de s'occuper de la bande son de Laputa, et préparait celle de Totoro. Eh oui. Du coup, on sent l'influence de son style musical de ces deux films sur celui de Maison Ikkoku. Et c'est pour notre plus grand bonheur !! A quand une sortie en France ?


L'amour originel

Le film live se termine sur la chanson d'O'Sullivan, Alone Again... La boucle est bouclée. Mais Godai n'est plus seul. La réussite du film était la moindre des choses pour rendre encore plus crédible cette histoire d'autant plus touchante qu'elle vous est arrivée un jour, ou qu'elle vous arrivera... Pourtant, rares sont ceux d'entres nous pour qui elle s'est bien terminée.

Le mariage final de Godai et Kyôko vous fera alors peut-être vivre un fantasme interdit... Celui de la concrétisation du premier, du véritable amour... Celui du bonheur éternel.

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Le dossier original de Nao, publié dans YOKO, est ici réorchestré et légèrement complété par Arion.

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