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Le 6 novembre 2004 à 19h47
Ecrit par Arion

Cowboy Bebop

See you, Space Cowboy...


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Désormais soigneusement rangée au panthéon des plus belles séries animées jamais produites par le Japon, Cowboy Bebop n'était pourtant au départ qu'un animé au succès pour le moins inattendu qui faillit bien ne jamais voir le jour. Retour sur une des plus belles séries animées japonaises et l'une des préférées de votre serviteur !



Un projet secondaire

Spike : la quète de soi
C'est Wowow, chaîne satellite japonaise de pay-per-view, qui commande Cowboy Bebop au studio Sunrise et à son partenaire financier principal, Bandaï Visual. La série futuriste faisait partie d'une commande de deux séries, l'autre étant le projet phare : Brain Powerd, réalisé par Yoshiyuki Tomino (réalisateur culte de la saga Gundam, mais aussi d'Ideon). Tout était fait, en effet, pour que cette dernière soit un succès : campagne promotionnelle importante et un staff technique prometteur pour une oeuvre que l'on annonçait comme révolutionnaire. Cowboy Bebop ne bénéficie pas des mêmes égards. L'équipe technique est certes moins prestigieuse, mais pleine d'expérience. Création originale du collectif d'écrivains de la Sunrise, Hajime Yatate (Gundam, Yoroiden Samurai Troopers, Escaflowne, Witch Hunter Robin, Argento Soma), réalisée par Shinichirô Watanabe (Gundam 0083, Macross Plus), dessinée par Toshihiro Kawamoto (Gundam 0083, Golden Boy) et mise en musique par Yoko Kanno (Escaflowne), la série avait suffisemment d'atouts pour ne pas rester sur la touche. De plus, face à l'accaparement médiatique de Brain Powerd, l'équipe de Cowboy Bebop pouvait laisser libre cours à son imagination artistique. Malheureusement, alors que la production est déjà bien entamée, Wowow revoit son budget à la baisse et modifie son contrat avec la Sunrise. Brain Powerd reste le projet principal, et c'est en toute logique que Cowboy Bebop est sacrifié sur l'autel du mercantilisme. La série ne doit son salut qu'à l'intervention de la chaîne publique TV Tôkyô, qui rachète 13 épisodes (sur les 26 originellement prévus avec Wowow). Dès la diffusion du premier épisode, le 3 avril 1998, la série trouve son public et révèle ses innombrables qualités. Wowow, qui n'arrive pas à faire décoller l'audience de Brain Powerd, revoit son jugement sur les aventuriers du Bebop et signe un contrat de 26 épisodes avec la Sunrise, à diffuser dès le 23 octobre 98. Le succès est retentissant et l'absence originelle de campagne de merchandising est rapidement comblée. La série se décline sur tous les supports imaginables (VHS, LD, DVD), les art books sont légions et deux mangas sont même lancés dans la foulée. Alors que plus personne, ou presque, ne se souvient de Brain Powerd, Cowboy Bebop cartonne tellement que la production annonce, en 99, le projet d'un long-métrage (Knockin' on heaven's door Tengoku no tobira, mis en chantier une fois la production du film d'Escaflowne achevée), suprême consécration pour une série au Japon. Une certaine ironie du sort qui n'est pas sans caractériser la trame de la série elle-même !


Dans une galaxie lointaine, très lointaine...

Jet : blessures au coeur
En l'an 2071, l'humanité s'est étendue à travers le Système Solaire. L'humanité n'est pas encore parvenue à atteindre les étoiles, la technologie nécessaire n'existant pas encore, à l'image de la volonté des hommes. Les voyages spatiaux sont rendus possibles par un réseau : la Gate, dite à "phases différenciées". En 2022, en plein développement de la Gate, un accident provoque une terrible catastrophe en orbite terrestre, endommageant sévèrement à la fois la terre et la lune. La surface des deux astres fut fortement irradiée, et les humains durent les évacuer. Faisant usage de la même Gate pourtant à l'origine du désastre, les Hommes se lancent sur les routes spatiales à destination de planètes et lunes du système solaire. Les gouvernements et les groupes ethniques finissent bientôt par être oubliés, remplacés par de nouvelles communautés. Alors que l'économie se redresse peu à peu, l'écart sans cesse croissant entre riches et pauvres provoque un boom des activités criminelles, une période plus tard surnommée les "Vingt hurlantes". Une époque qui vit l'ascension de nombreux syndicats du crime, spécialisés dans des activités illégales comme le traffic de drogue.

Avec le temps, les planètes et satellites sont devenu des états indépendants, et une toute nouvelle génération d'Hommes grandit sans se souvenir de la Terre. La Gate faisait dès lors partie intégrante du quotidien, un outil devenu absolument indispensable aux Hommes. Quant au crime interplanétaire, il tombait sous la juridiction de l'Inter Solar System Police (ISSP), organisation policière qui introduit le système des primes à l'origine de l'apparition d'une nouvelle classe de chasseurs de primes : les cowboys. Comme Spike Spiegel, un ancien membre de l'organisation criminelle chinoise des Red Dragons. Cet expert en arts martiaux a jadis quitté le milieu et rejeté un passé qui l'a laissé pour mort émotionnellement. Dans son errance parsemée de fantômes (Julia, la femme qu'il aime, et Vicious, son ex-équipier et ami), ne croyant plus en rien, il rencontre Jet Black, un ancien policier de l'ISSP qui a
Faye : un passé évaporé
quitté ses fonctions suite à une mission qui a mal tourné. Ils trouvent sur leur route la rusée Faye Valentine, une femme fatale aussi égoïste que déterminée, qui cache cependant un être blessé et fragile en quète d'une place dans le présent à défaut d'avoir pu se trouver un passé. Mais aussi Edward, la fillette hacker complètement déjantée, source intarissable de bonne humeur dans le vaisseau. Celle-ci se liera fortement avec Ein, un Welsh Corgi à l'intelligence surdéveloppée, fruit d'un programme de recherches top-secret, que l'équipage recueillera très tôt à son bord. Et dire que Spike déteste les moufflets et les clébards... !


A new genre itself !


Si Cowboy Bebop est devenu une telle référence, ce n'est pas seulement grâce au subtil mélange des genres (du space opera au western en passant par les séries télévisées des années 70 et les gunfights de John Woo) ou à l'ambiance rétro-kitsch, accentuée par la sublime bande-son jazzy de Yôko Kanno (véritable hommage à toute la pop culture télévisuelle et cinématographique), mais aussi et surtout grâce à un scénario inventif et couillu, servi avec réussite par de gros moyens techniques. De la 3D léchée (quoiqu'un peu maladroitement intégrée, par moments), un character design accompli et original, et enfin une animation d'une fluidité surprenante pour une série télévisée, même si - pay per view oblige - on considère souvent la série comme étant une série d'OAV (à l'image des OAV Hades Jûnikyû-hen de Saint Seiya, diffusés sur le réseau SkyperfecTV). Les mouvements des personnages sont élégants, réalistes et travaillés, et ils évoluent dans un univers absolument maîtrisé par le réalisateur Shinichirô Watanabe qui marque de son empreinte le style de la série, avec plusieurs morceaux de bravoure et d'audace sous forme de scènes devenues inoubliables depuis (La chute de Spike à travers le vitrail de l'église dans "Ballad of the Fallen Angel" est un exemple très évocateur de cette maestria visuelle). Ces scènes illustrent une trame rafraîchissante, souvent délirante, parfois désabusée et obligatoirement fataliste. Les héros, individus brisés, forment une galerie de portraits unique : des personnages qui cherchent un second souffle dans l'aventure, emportés dans une quête personnelle qui les plonge parfois avec violence dans les abîmes de l'âme humaine, dans les recoins les plus obscurs d'un passé, d'une vie qui ne les a pas épargné et qui n'est désormais constituée que d'espoirs envolés et d'illusions perdues. Une part d'eux-même qui semble liée à une existence à jamais révolue. Ces personnages plus vrais que nature, qui ne s'éloignent pourtant pas d'un certain réalisme touchant, cabotinent pour ne pas pleurer. Ils cotoient la mort de près pour pouvoir se sentir vivants. Des personnages qui évoluent dans un pessimisme ambiant matiné d'enthousiasmes trompeurs. Au milieu de l'action et du délire apparaissent, ça et là, des instants de pure poésie contemplative et de lyrisme tragique, comme les épisodes Ballad of the Fallen Angel (Session #5), Hard Luck Women (Session #24) et les deux épisodes doubles Jupiter Jazz (Session #12 et 13) et Real Folk Blues (Session #25 et 26), les préférés de beaucoup de fans. Et pour cause. Comment, en effet, ne pas craquer pour ces personnages au destin si particulier. Série surprise de 98, ne tardez pas à découvrir cette petite merveille si ce n'est pas encore fait. See you, Space Cowboy !

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